Jan 的个人资料Photos d' ARGENTINE, PAT...照片日志列表更多 工具 帮助

日志


2009/5/23

Vers un tsunami bancaire et social Est/ouest européen

 

J’ai toujours dis que la seule économie viable était une économie nationale, avec un contrôle des échanges commerciaux et du change. Rien a voir avec le nationalisme politique comme le disent les économistes pro-liberalisme dans le seul but de pouvoir s’enrichir tranquillement en affamant et en mettant les peuples au chômages sous couvert de “reformes” les dites reformes n’ayant pour seul but que la dérégulation / destruction des droits des salariés et des règles du bon sens économique.

Mr D. Strauss Khan a beau jeu d’avoir peur du protectionnisme économique, puisqu’il fait parti du sérail capitaliste, il n’empêche que depuis le libéralisme, c’est un appauvrissement des salariés, un enrichissement des  possédants, une perte presque totale des acquis sociaux et une destruction des sociétés européennes a travers la destruction de leurs structures sociales et de leurs services publics. On peu même observer une transformations des syndicats et de la façon de pensée de leurs dirigeants, traditionnellement au service des salariés (travailleurs), vers une position qui les mets au service du patronat par le biais de “négociations” où, sous prétexte de sauver les acquis, ils ne font qu’abandonner les droits des travailleurs dans un recul permanent sur tous les droits et acquis sans jamais en référer aux intéressés ni prendre aucun avis de leurs militants.

Parallèlement a tout cela, il y a un discours contre les manifestions, les grèves et les revendications rendant les salariés responsables des problèmes des entreprises alors qu’il suffit d’ouvrir un peu les yeux pour voir et comprendre a travers l’actualité que, les patrons et politiciens (y compris, souvent, les syndicats (caisse noir du patronat)) se servaient dans les caisses, sans vergognes et géraient comme des branl…. les entreprise.

On sais aussi, et on le vois tous les jours dans l’actualité et dans les manifs, que la police s’entraine  a lutter contre les manifestations, les émeutes et l’insurrection pourtant  l’article 35 de la déclaration du 24 juin 1795 : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." dit exactement le contraire.

L’idée même de la démocratie est en grave danger depuis l’arrivée Mr Sarkosy dans les différents gouvernements auxquels il a participé et même avant, et il n’y a strictement personne d’autre que les citoyens de base pour la défendre, malheureusement, ceux ci ne sont plus conscients des dangers qui les guettent et si émeutes il y a, elles seront présentées dans les médias comme des actes terroristes et réprimées comme telles.

Les travailleurs ont du soucis a se faire, les crapules de capitalistes ont encore de beaux jours devant eux!

JMG

 

 

Vers un tsunami bancaire et social Est/ouest européen

Depuis la fin des années 1990 et jusqu'en 2008, les perceptions dominantes et la plupart des analyses concernant l'Europe de l'Est vantaient une « success story ». Elle était à la fois illustrée et renforcée par l'intégration de dix pays de cette région dans l'Union européenne (UE) en 2004 et 2007. L'envolée des taux de croissance (mesurés par le Produit intérieur brut, PIB) tranchait avec les faibles moyennes enregistrées en Europe occidentale, ce qui était décrit comme un « rattrapage » (supposé concerner le niveau de vie). C'était ignorer que le PIB n'est pas un indicateur de bien-être, et que la « grande transformation capitaliste » de l'Europe de l'Est (1) s'est traduite depuis les années 2000 par en endettement majeur et des dépendances financières envers les banques d'Europe occidentale, sans précédent depuis la décolonisation...

Le 15 novembre 2006, Erik Berglof, économiste en chef de la BERD (Banque européenne de reconstruction et de développement, tournée vers l'Europe de l'Est, établie à Londres), commentait ainsi les transformations réalisées en Europe de l'est : « Huit ans après que la crise du rouble [1998] ait produit son choc dans toute l'Europe de l'Est, les banques de la région sont plus grandes, plus fortes, mieux régulées, plus rentables et plus compétitives que jamais ». Il ajoutait : « Ceci indique, plus que tout autre développement dans la sphère économique, que les forces du marché ont fermement établi leur emprise dans les anciennes économies de commandement. La plupart de ces pays "en transition" sont florissants, et le soutien bancaire est un grand appui des taux de croissance actuels… » (2). Et il est vrai que, notamment dans la foulée de l'adhésion à l'UE, l'envol de la croissance a été de l'ordre de 5 % à 8 % pour les pays d'Europe centrale, au-delà pour les pays baltes, la Lettonie atteignant plus de 12 % en 2007...

Moins de deux ans plus tard, le Fonds monétaire international (FMI) est appelé à la rescousse par la Hongrie, la Lettonie, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, l'Ukraine… qui sont confrontés à une chute de la croissance et des taux de change, une fuite des capitaux et une crise bancaire. Les politiques d'austérité budgétaires, sous pression du FMI et de l'Union européenne, produisent des crises gouvernementales. Le gouverneur de la banque centrale de Lettonie a déclaré que son économie était «  cliniquement morte » après une baisse du PIB de 10,5 % au quatrième trimestre 2008 et autant pour le seul mois de janvier 2009. La population s’en est prise au Parlement et au Trésor et une manifestation de plus de 10 000 personnes a tourné à l'émeute en février, provoquant la chute du gouvernement. La Hongrie, dont on s'attend à une chute de 6 % de son PIB en 2009, a demandé, avec l'Autriche, un plan d'urgence pour l'Europe de l'Est à l'UE — en vain.

Certes, la récession mondiale affectant notamment l'Union européenne (au sein de laquelle les nouveaux membres réalisent l'essentiel de leurs échanges commerciaux) contracte les exportations et les emplois de ceux qui avaient émigrés. La situation en Allemagne pèsera lourd car elle est de loin l'acteur dominant en Europe de l'est (3), qu'elle utilise notamment comme « ateliers » pour réduire ses coûts de production de pièces détachées de voitures (conçues, assemblées puis exportés avec le label « made in Germany »). Et pour les pays, comme la Hongrie, dont la dette publique s'est élevée (pour tenter d'apaiser les mécontentements populaires, avant la crise…), la crise financière produit (psychologiquement) un « mouvement de flight to quality », vers les titres en euros et dollars, donc une fuite des capitaux et une chute des taux de change. Ces marchés financiers qui s'effondrent sont souvent (encore) de faible taille. Ils pèsent surtout quand le financement de la dette publique en dépend (ce qui est le cas en Hongrie). Mais c'est la nature de la croissance antérieure et du système bancaire lui-même qui sont au cœur du problème...

Comme le demande un journaliste de Business Week le 3 mars 20094, la question est pourquoi « tous les pays d'Europe centrale et orientale [PECO] se réveillent aujourd'hui avec une douloureuse gueule de bois, après des années de croissance par endettement largement financée par les banques occidentales » ? L'économiste en chef de la BERD, Erik Berglof, a qui la question est posée, « avoue » : « ils ont adopté un modèle de croissance que nous pensions juste habituellement… ». Mais, ajoute-t-il, « le modèle n'était pas l'erreur. L'erreur était le manque d'architecture pour soutenir le modèle » en évoquant l'absence de régulation des flux de crédit. Mais pourquoi réguler ce qui était censé apporter l'efficacité et la croissance ? La vérité est qu'une variante est-européenne de la crise des crédits survenue aux États-Unis est en train de se réaliser avec en arrière-plan les conditions particulières de la restauration capitaliste à l'Est dans le cadre de l'intégration à l'UE (5).

Quel revenu pour consommer et quel capital pour les privatisations ?

La restauration capitaliste s'est confrontée à l'absence de capital national, susceptible d'acheter les moyens de production qui « devaient » être privatisés : dans l'ancien système l'argent ne fonctionnait pas comme capital susceptible de faire du profit (les moyens de production n'étaient pas, pour l'essentiel, des marchandises et il n'y avait pas de marché du capital). C'est ce que la restauration capitaliste a radicalement transformé. La marchandisation généralisée de l'économie devait toucher en premier (via les privatisations) les entreprises et, ce faisant, supprimer toutes les anciennes protections de la force de travail — dont la part majeure de « salaire social » en nature (avantages sociaux associés généralement à l'emploi dans les grandes entreprises).

Mais comment privatiser de telles entreprises — ce qui conditionnait l'accès aux crédits et institutions de la mondialisation — sans capital « endogène » ?

Il y a eu deux types de réponses dans les années 1990, à ces enjeux. La Hongrie (pour rembourser sa dette) et l'Estonie (pour se détacher de l'URSS plus rapidement) ont été les seules à choisir de vendre au capital étranger les meilleures de leurs entreprises. Dans l'immense majorité des autres pays on a inventé les « privatisations de masse », sans apport de capital. Elles ont consisté à transformer juridiquement les entreprises en société anonyme divisée en parts (actions). Ces dernières ont pu alors soit être massivement distribuées par diverses procédures, de façon quasi gratuite aux travailleurs (avec souvent un bonus pour les « cadres dirigeants » et des concentrations rapides des actions dans leurs mains), ou vendu aux enchères (dans l'opacité de divers montages financiers), le reste étant approprié par l'État. Celui-ci pouvait ainsi devenir un vrai propriétaire susceptible de vendre ses parts ultérieurement, de remettre à flot (en Slovénie) ou de démanteler (après asphyxie) ces grandes entreprises. Pendant un temps, le maintien (détérioré) du salaire « en nature » (logements, services), ainsi que les lopins de terre, ont atténué les explosions sociales. Mais l'ensemble s'est traduit par une montée considérable du chômage (de l'ordre de 20 % pour la Pologne au moment de son adhésion à l'UE...), de la pauvreté et des inégalités — à une échelle que la Banque mondiale considérait comme sans équivalent dans le monde, compte tenu de la faiblesse des écarts de revenus dans l'ancien système.

Le « big bang » de l'élargissement et de la privatisation des banques

Le choix d'un élargissement réel de l'UE vers l'Est a été fondamentalement fait en 1999 pour faire face aux désillusions populaires croissantes, auxquelles s'ajoutaient les effets de la guerre de l'OTAN dans les Balkans (6) : la promesse d'intégration devait servir de pacificateur et faire passer la pilule des politiques impopulaires de démantèlement de l'État social. Mais il n'était pas question de financer cette « réunification du continent » par un accroissement du budget européen, contrairement aux efforts accomplis vers les pays du Sud de l'Europe… et les Länder est-allemands (7). La libre circulation des capitaux dans une vaste zone de libre-échange devait apporter les financements...

Aussi, dans le cadre de la libéralisation des accords sur les services (AGCS), la plupart des gouvernements d'Europe de l'Est candidats à l'intégration dans l'UE — à l'exception de la Slovénie — ont perçu comme une aubaine la privatisation de leur système bancaire (totalement nationalisé antérieurement) par vente aux banques d’Europe occidentale. Et ces dernières ont perçu l'adhésion à l'UE comme une garantie de juteuses affaires. Le contrôle du système bancaire des futurs membres (encouragé par la commission européenne et les institutions de la mondialisation) fut acquis, à plus de 50 %, dès 2001, sauf en Slovénie.

Part des banques étrangères dans les actifs bancaires de certains nouveaux membres de l'UE

Estonie      Bulgarie    Rép.Tchèque   Lituanie    Hongrie    Roumanie     Lettonie    Pologne    Slovénie

98%           90%          90%              90%         61%         55%              53%        51%         35%

Source : Die Bank, 2006 (8).

Les flux des investissements directs étrangers (IDE), notamment dans le secteur financier, se sont accrus avec l'entrée dans l'Union européenne. Les banques de Lettonie, comme dans les autres pays baltes, mais aussi la Bulgarie et la République Tchèque, sont désormais contrôlées à plus de 90 % par des banques occidentales.

Le seul pays échappant toujours à ce scénario (malgré les pressions de la commission européenne) reste la Slovénie (9). Les résistances au bradage des acquis de l'autogestion (réels en Slovénie), la transformation des anciens syndicats en puissant appui de grèves générales au début des années 1990 comme ces dernières années, ont joué un rôle majeur tant dans les formes de privatisations que dans l'opposition à l’introduction de l’impôt à taux unique (ou « flat tax », appliqué en Slovaquie et dans d’autres pays de l’Est à des niveaux très inférieurs à la moyenne de l’UE pour attirer les capitaux). Au total, en Slovénie, l’État a maintenu son contrôle sur le financement de l’économie.

Étrangères où pas, les banques privées restent dans le vent des placements rentables et s'emparent des bénéfices immédiats d'une libre circulation de leurs capitaux. Elles ont privilégié les placements sur la dette publique et les crédits à la consommation facilitant l'accès aux grandes surfaces des multinationales ou aux placements immobiliers (10). Telles ont été les base d'un envol d'une croissance profondément déséquilibrée. Les firmes multinationales sont à la fois les principales exportatrices, mais aussi (dans la distribution, l'automobile, la téléphonie…) des canaux d'importations croissantes et de rapatriement de leurs profits dans les pays d'origine. D'où une croissance marquée par l'envol du crédit et les déséquilibres de la balance courante.

en 2006

LITUANIE       ESTONIE          LETTONIE

Croissance du PIB

7,8%             10,4%              12,1%

Croissance du Crédit

35%               53%                 52%

Balance courante (en% du PIB)

-9,5%             -14,6%             -21,3%

Source : BRI (banques des réglements internationaux), Le Temps

www.letemps.ch

Le caractère explosif de cette « croissance » est renforcé par le creusement des inégalités (notamment la place de la Lettonie pour l'indiice du développement humain — IDH — s'est détériorée), avec comme aux États-Unis une folie consommatrice des nouveaux riches, notamment dans l'immobilier, mais aussi de la population dans son ensemble, encouragée par les offres de financements à crédit. Or, un mécanisme est-européen des « subprime » a encouragé l'endettement : l’utilisation du Franc Suisse comme monnaie de financement de leurs prêts par les banques (autrichiennes notamment, mais pas seulement) a été initialement justifiée par les taux d’intérêts très bas et par la tendance globalement à la baisse de la devise helvétique contre Euro… Près de 90 % des hypothèques hongroises sont libellées en Franc Suisse depuis 2006 et l’on estime que 45 % de l’ensemble du marché des crédits immobiliers et 40 % de l’ensemble des crédits à la consommation hongrois sont exprimés en francs suisses plutôt qu'en Forint national ! Et la Hongrie n’est — de loin — pas le seul pays d’Europe centrale et orientale à avoir exploité ce qui était un filon et devient un piège : les taux d’intérêts du Franc Suisse ont grimpé de plus de 3 % en moins de cinq ans contribuant ainsi à alourdir les remboursements des débiteurs d’Europe centrale. La chute du Forint hongrois de près de 10 % face au Franc Suisse en l’espace de quelques semaines a creusé d’autant la dette des Hongrois dont les revenus sont évidemment toujours libellés en Forints…

Le montant des prêts accordés est partout considérable, à l’échelle des pays : les réseaux autrichiens ou suédois couvrent ainsi de leur prêts l’équivalent de 20 % du PIB en République Tchèque, en Hongrie ou en Slovaquie et 90 % dans les États baltes.

Et les pays en situation délicate — comme la Hongrie — sont ceux dans lesquels le total des prêts accordés dépasse de loin celui des dépôts bancaires locaux, ces prêts provenant d’emprunts contractés par la maison mère sur les marchés internationaux. On comprend aussi pourquoi le Ministre des Finances autrichien Josef Pröll a déployé des efforts frénétiques début février pour mettre en place un plan de sauvetage de 150 milliards d’euros pour les pays de l’ex-bloc soviétique : les banques autrichiennes réalisent 35 % de leurs profits grâce aux pays d’Europe centrale et des Balkans ; elles ont prêté 230 milliards d’euros dans la région (70 % du PIB de l'Autriche)…

La masse globale de prêts consentis en Franc Suisse hors de Suisse est estimée à 500 milliards d’Euros. Et la quasi totalité des 1700 milliards de dollars d’emprunts est-européen sont détenus par des banques ouest européennes (Autriche, Italie, France, Belgique, Allemagne et Suède concentrent à eux seuls quelque 84 % des avoirs). Or, la part de la dette à court terme y est lourde  : ces pays devront rembourser ou refinancer l’équivalent de 400 milliards de dollars en 2009 – l’équivalent du tiers du PIB de la région (et de l'augmentation des ressources du FMI que les pays du G20 viennent de décider…).

Épilogue ou prologue ?

Une semaine après sa nomination (le 14 avril), le nouveau premier ministre hongrois a révélé les principales mesures d’un plan d’assainissement draconien des finances publiques, dont l’état avait repoussé de plusieurs années l’entrée de la Hongrie dans la zone euro. Il s’agirait, sous réserve d’un feu vert du parlement, de faire 400 milliards de forints (1,4 milliard d’euros) d’économies en 2009, puis 900 milliards (3,7 milliards d’euros) en 2010. La TVA passerait de 20 % à 25 %, mais serait ramenée pour les produits de première nécessité, dont le pain, le lait et le chauffage urbain… à 18 % (par comparaison, elle est de 5,5 % en France pour la plupart de ces produits). Ces « fortes mesures d’austérité » affecteraient principalement les services publics, les retraites et les subventions sociales. Les fonctionnaires verront leur treizième mois supprimé, leurs salaires gelés pour deux ans et le niveau des prestations sociales légèrement rabaissé. Dès la nomination du nouveau gouvernement, le 14 avril, 50 000 personnes ont défilé dans les rues de Budapest. A l'annonce des mesures d'austérité de nouveaux rassemblements sont annoncés, notamment par les fonctionnaires, dont tout permet de penser qu'ils seront au moins aussi importants…

Les Pays d'Europe centrale et orientale qui se sont intégrés à l'UE sont à la fois en position dépendante (périphérique) et au cœur de la construction européenne néolibérale. Ils en attendaient des protections diverses et une solidarité face à la crise. Mais l'Union européenne vient de les renvoyer au FMI, comme les autres pays périphériques. Elle risque de recevoir en boomerang un nouveau tsunami bancaire, dont l'épicentre sera cette fois en son sein, avec en prime un mécontentement social de plus en plus explosif.

Avril 2009

Catherine Samary

(*) Maître de conférence en économie à l'université Paris-Dauphine et à l'Institut d'études européennes de l'université Paris 8 St Denis. Chercheure à l'IRISSO (Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales – Paris Dauphine). Codirection de l'Atlas du Monde Diplomatique 2009. Dernier ouvrage : Yougoslavie : de la désintégration à l'Europe, Ed. du Cygne, 2008.

1. Pour une analyse des différentes phases qui ont conduit à ce tournant historique, et de ce que furent ces scénarios et effets des privatisations, lire « les enjeux sociaux de la grande transformation capitaliste à l'Est », en ligne notamment sur www.france.attac.org/spip.php?article872

2. Cf. BusinessWeek, reproduit dans Spiegelonline

3. Dans l'Hinterland proche de l'Allemagne, plus de 50 % des élèves du secondaire apprennent l'allemand (contre 24 % dans l'UE-27), dont 64 % en Pologne et 72 % en Slovaquie, ce qui a favorisé des délocalisations. Le stock de capital allemand investi en Europe de l'Est en 2003 était de 29 milliards d'euros (contre 18 milliards pour la France ou la Grande-Bretagne et environ 8 milliards pour les États-Unis). Fin 2007, ce montant atteignait les 50 milliards d'euros selon H. Brodersen, « Le modèle allemand à l'exportation », novembre 2008 www.ifri.org/files/Cerfa/Note_57.pdf

4. Cf. Jason Bush, « Latvia's Crisis Mirrors eastern Europe'sWoes », du 03/03/2009 reproduit par Spiegelonline.

5. Sur les conditions d'adhésion à l'Union européenne, lire « des privatisations forcées à la démocratie imposée... », http://www.france.attac.org/spip.php?article1773. Cf. aussi le site du Monde Diplomatique sur ce sujet.

6. C'est à la fin de la guerre de l'OTAN sur le Kosovo en juin 1999 que le « Pacte de stabilité » a été proposé aux Balkans, comme « anti-chambre » de l'UE (pour isoler la Serbie de Milosevic). Le Conseil de Thessalonique de 2003 confirmera le choix de considérer les Balkans comme possibles candidats à l'Union.

7. Le projet de Traité constitutionnel européen... le mentionne explicitement : les subventions fédérales allemandes aux nouveaux Länder (quelque 100 milliards de DM par an pendant plus de dix ans) devaient être l'exception.

8. Cf. Olena Etokova, « Case study Foreign capital entry to Banking Systems of Economies in Transitions : prospects for Ukraine » www.eurojournals.com/finance.htm. Cette étude souligne que la loi empêche en Ukraine le rachat des banques par le capital étranger.

9. Cf. Overview of banking sector in Slovenia, 27 oct. 2008, www.qualobster.eu/doc

10. Cf. étude citée en note 7.

Catherine Samary

2009/5/4

Révisionnisme d’état : Mais qui a donc voté pour ces mafieux ?

Europe : une grossière campagne de propagande dans les établissements scolaires
Par Nicolas Voisin    http://www.marianne2.fr/index.php
Il y a quelques jours, dans tous les établissements de l'enseignement secondaire, les professeurs d'histoire et géographie ont reçu dans leur casier une grosse enveloppe. A l'intérieur, d'étonnants documents pédagogiques élaborés par le Ministère de l'Education Nationale et deux associations, « Les Euronautes » et « Toute l'Europe ».
Dans l'enveloppe : une carte de l'Union Européenne et une frise historique de la construction européenne depuis 1945. Curieusement, aucune circulaire d'accompagnement... donc aucune explication sur ce qui justifie - à deux mois des élections européennes - l'envoi de ce matériel. Le professeur - confiant dans son Institution - en déduit donc qu'il s'agit d'une initiative s'inscrivant dans une pure démarche d'instruction civique, l'incitant à afficher sur les murs de sa classe ces documents pour provoquer auprès des jeunes citoyens en formation une séance de sensibilisation sur les enjeux
européens. Quoi de plus louable ?
Sauf qu'à y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'il s'agit en fait d'une stupéfiante campagne de propagande.
Un matériel « pédagogique » très orienté
Sur la carte, pas grand-chose à dire : on y retrouve les 27 pays membres de l'UE, leur date d'adhésion et quelques informations géographiques... En revanche, c'est en découvrant la frise chronologique que n'importe quel professeur un tant soit peu attentif en réalise rapidement le caractère très
orienté.
Dès le premier coup d'œil, on peut facilement discerner la tonalité très atlantiste de l'ensemble du document qui présente la construction européenne, depuis la conférence de La Haye en 1948, dans le cadre d'une alliance avec les Etats-Unis face à l'Union Soviétique, et en constant parallèle avec l'Otan. Malheureusement, on retrouve cette tonalité générale dans la quasi-totalité des manuels d'histoire...
Ensuite, on s'aperçoit que pour les concepteurs de cette chronologie, les professeurs d'histoire et géographie n'ont certainement pas la mission de sensibiliser leurs élèves sur l'éventuelle implication du peuple européen dans ce processus de construction : là encore, on retrouve le penchant assez
habituel des documents réduisant l'Histoire à l'action des grands hommes (et de quelques femmes tout de même...) et la démocratie au fonctionnement de grandes Institutions totalement désincarnées.
Bref, un document tendancieux, mais finalement rien de très nouveau... Mais c'est à la fin de la frise chronologique que le scandale se révèle.

Eh, M'sieur Darcos, y s'est passé quoi en 2005 ? Rien mon petit... rien du
tout...
Entre les portraits de Jacques Santer (ex premier ministre Luxembourgeois, ex président de la Commission Européenne et co-rédacteur en 2003-2004 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe) et de Nicolas Sarkozy, il y a l'année 2005... vide !
Dans une chronologie sur la construction de l'Union Européenne dont les concepteurs ont jugé indispensable de rappeler la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football le 4 juillet 1954, celle de la France le 12 juillet 1998, la naissance de la brebis Dolly le 5 juillet 1996, il est stupéfiant de découvrir qu'en 2005... rien. Il ne s'est rien passé.
Il est pourtant bien signalé que le 29 octobre 2004, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe a été signé. Et que le 13 décembre 2007, ça a été le tour du Traité de Lisbonne. Deux traités en 3 ans, ça mériterait une explication, non ? Mais non : en 2005, il ne s'est rien passé... pas plus
qu'en 2008 du reste !
Ainsi, pour la propagande euro-béate organisée le vote des peuples français et hollandais des mois de mai et juin 2005 repoussant par référendum le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, et celui du peuple irlandais refusant de ratifier en juin 2008 le Traité de Lisbonne, sont des événements indignes de figurer dans des documents pédagogiques diffusés par le Ministère de l'Education Nationale et ne sauraient être enseignés par les professeurs d'Histoire et Géographie. Ces derniers sont appelés à claquer des talons et à diffuser auprès des élèves cette présentation édifiante de la construction parfaitement linéaire d'une Union Européenne consensuelle...
c'est-à-dire conforme aux conceptions libérales et atlantistes de ses actuels dirigeants.
Alors voici une suggestion : comme il n'est pas question de gaspiller les considérables moyens investis par le Ministère de l'Education Nationale pour faire tirer et distribuer à tous les collèges et lycées ce beau support pédagogique (en couleur et sur papier glacé), et comme les professeurs sont
tous des serviteurs zélés de la fonction publique enseignante, on ne peut que recommander l'affichage de ces documents dans toutes les classes...
Toutefois, au nom de l'exigence scientifique, et utilisant leur liberté pédagogique reconnue par leur statut, les professeurs qui liront ces lignes sont aussi invités à apporter toutes les modifications nécessaires à la main ! Aussi proprement que possible, mais qu'on se rassure : il y a de la place
sur les années 2005 et 2008 laissées entièrement libres ! Merci donc au concepteur pour cet encouragement à une pédagogie active et transdisciplinaire.


Ainsi, Monsieur le Ministre aura la satisfaction d'avoir effectivement été à
l'origine d'une belle campagne participative d'instruction civique...

Transmis par Mme Annie Lacroix-Riz

LA GUERRE DES VIRUS SIDA et EBOLA

LA GUERRE DES VIRUS SIDA et EBOLA Naturel, Accidentel ou Intentionnel ?

NOUVELLE ÉDITION AU QUÉBEC !
MAINTENANT EN UN SEUL VOLUME.

Dr Léonard G. Horowitz est un enquêteur libre et indépendant. Il a obtenu son doctorat en chirurgie dentaire (Université Tufts) et détient une maîtrise en sciences behaviorales (Santé communautaire, Université Harvard). En plus d'avoir été chargé de cours aux Universités Harvard et Tufts, l'auteur a dirigé un centre de Santé multidisciplinaire pendant plus de dis ans et rédigé des programmes de formation pour de nombreuses maisons d'enseignement. Il a aussi été conseiller auprès d'associations et d'entreprises du domaine de la Santé.

L'auteur est un conférencier international, reconnu pour ses ouvrages sur le Sida. Il est fréquemment invité à participer aux talk-shows des grands réseaux américains de la télévision.

L'enquête menée par le Dr. Horowitz sur l'origine du Sida est bouleversante, mais ne relève pas de la fiction. Les personnages scientifiques et politiques sont malheureusement réels et plusieurs vivent encore et poursuivent leurs activités.

Les faits relatés et les documents cités ont été vérifiés et authentifiés. Rien n'est resté dans le doute. L'auteur a cherché pendant des années, a trouvé la vérité et la diffusé sur tous les continents.

Avis au lecteur

Ce livre ne relève pas de la fiction, malheureusement. L'histoire qu'il raconte est véritable. Tous les personnages, scientifiques ou politiques, sont bien réels. Toutes les informations et références, même de seconde main, ont été contre vérifiées et authentifiées.

Dès le moment où les vérifications ont été faites, l'information que je me proposais de donner était d'importance, je ne pouvais pas me leurrer. Aussi, j'ai essayé d'écrire à la fois pour un lectorat de scientifiques spécialisés dans les problèmes de la santé et pour le lecteur

La suite en cliquant sur le texte

2009/5/3

10 antidotes anti-Hadopi

jeudi 2 avril 2009

10 antidotes anti-Hadopi


Alerte rouge :

Alors que le pays sombre dans une très grave crise économique, la priorité de nos gouvernants .... c'est HADOPI :

  • Répression massive des internautes.

  • Sans intervention de l'institution judiciaire.

  • Sans surveillance de la CNIL.

  • Sur la base de dénonciations massives d'officines privées, sans preuves.

  • 300.000 emails d'accusation par mois sans possibilité légale de contestation.

  • 90.000 lettres recommandées par mois sans possibilité légale de contestation.

  • 30.000 coupures par mois de l'accès à internet, pour une durée de 1 an, avec des possibilités de contestation totalement délirantes.

  • Quasi obligation de mettre sur son PC un logiciel espionnant vos communications y compris vos emails. Il est déjà prévu et annoncé que ce mouchard sera relié en temps réel à des serveurs centraux gouvernementaux.

  • Adoption du principe du sur-référencement : l'ordre d'apparition des sites Web, sur les moteurs de recherche, sera décidé par l'Etat.

  • Adoption du principe de filtrage du Web : on va décider pour vous ce que vous pourrez consulter ou non.

Toutes les lignes rouges sont franchies.

Pour vous mettre tout de suite dans l'ambiance, voici 2 chansons qui viennent immédiatement à l'esprit, la 1ère c'est pour les Séniors, la 2ème, pour les Jeun's :

Ce texte de loi a été adopté, le 2 avril 2009, par seulement 16 parlementaires zombies, sans conscience, et obéissant aux ordres.
Rejetée, de justesse, par l'Assemblée Nationale le 9 avril 2009, défiée 4 fois par le Parlement Européen, elle sera néanmoins représentée à l'Assemblée Nationale le 29 avril. Le vote est prévu le 12 mai. Les parlementaires godillots la voteront certainement, cette fois-ci, après avoir reçu les intimidations d'usage. Vous pouvez admirer le spectacle en direct.

Elles sont belles nos institutions représentatives ...
Afin de vous préparer à la riposte et à la résistance totale face à ce venin totalitaire nommé HADOPI, vous trouverez ci-dessous les 10 premiers antidotes. D'autres suivront.
N'hésitez pas à rajouter, en commentaires, vos propres solutions. Je compléterai ainsi régulièrement cet article.

Antidote n°1 : Ne pas avoir peur

La Science des Mathématiques est formelle :

HADOPI prévoit, en vitesse de croisière, 10.000 emails d'avertissement par jour.

Sachant qu'au moins 5 millions de français utilisent le P2P régulièrement, vous recevrez donc, en moyenne, un email d'avertissement tous les 500 jours soit tous les ....16 mois.

Sachant que les compteurs HADOPI sont remis à 0 tous les 6 mois, vous pouvez dormir tranquille ... PC allumé bien sur.
Sachant qu'HADOPI n'arrivera jamais à envoyer 10.000 mails par jour, vous pouvez même faire la grasse matinée.