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日志


2009/7/30

Si on veux pouvoir regarder nos enfants en face il faut se bouger un peu.

Liste des produits israéliens à boycotter

Nous n’avons pas le droit de laisser un peuple commettre un génocide sur un autre peuple. Hors, c’est ce que fait israel sur le peuple Palestinien

Article rédigé le 03 jan 2009, par Mecanopolis

Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, a part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste:

Parmi les produits israéliens:

- Carmel (fruits et légumes) -Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral (Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) – Hasat (agrumes) – Sabra (repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir (conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley (vin) – Tivall (produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

Les produits des entreprises qui soutiennent l’Etat d’Israël (américaines ou européennes)
COCA-COLA – Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’Etat d’Israël depuis 1966.

Mais aussi DANONE, NESTLE, INTEL, LOREAL, ESTEE LAUDER, DELTA GALIL, LEVI STRAUSS JEANS ET CELIO, TIMBERLAND, DISNEYLAND, NOKIA, MC DONALD, CATERPILLAR, ACCORHOTEL, ETC…ETC…

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Quand l’extrême droite est au pouvoir tout est bon, même la grippe au travail, pour s’attaquer au droits des individus.

Le droit du travail, prochaine victime de la grippe A ?

Les mesures à mettre en place en cas de propagation rapide du virus H1N1 ne sont pas que sanitaires. Une circulaire officielle, relative à la pandémie, s'attaque aux conditions de travail des salariés.

DELPHINE LEGOUTÉ

La nouvelle est passée inaperçue, et pourtant. Le 3 juillet dernier, la direction générale du travail – rattachée au ministère du travail – publiait une circulaire «relative à la pandémie grippale» dans le but de préparer entreprises et administrations à une propagation rapide du virus. A la lecture de cette circulaire, on remarque vite qu'il n'y est pas seulement question de santé et de masques. En cas de pandémie grave, ce sont les conditions de travail des salariés qui risquent d'en prendre un coup.

Congés maladie, absentéisme ... A cause de la grippe, la France pourrait tourner au ralenti dans ce que le ministère appelle «un mode de fonctionnement dégradé de la société». D'où une série de préconisations, à caractère exceptionnel, pour permettre aux employeurs de jouer sur la flexibilité de leur personnel. «Il en va de la survie de l'économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l'emploi» est-il précisé.

«Adapter le travail des salariés»       <POUR LIRE LA SUITE>
2009/7/29

BOYCOTTONS LES PRODUITS israeliens et PALESTINIENS.

Comme il est devenu illégal de boycotter les produits israéliens, boycottons les produits des Palestiniens aussi. Comme on en trouve pas vu le blocus fait par la dictature israélienne, on ne fais pas courir un grand danger au peuple Palestinien.  JMG

Entretien avec Jean-Claude Willem
Le boycott des produits israéliens est-il légal ?
par Silvia Cattori*

Jean-Claude Willem, 75 ans, raconte dans cet entretien comment, alors qu’il était maire (PCF) de Seclin, une bourgade française de 12 000 habitants, il a été emporté par une tornade judiciaire de sept ans et condamné à 1 000 euros d’amende pour avoir déclaré son intention d’écarter des cantines de l’école communale les jus de fruit provenant des colonies illégales israéliennes. En définitive, son recours vient d’être rejeté par la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg (CEDH).
Tout en reconnaissant l’intention légitime de Jean-Claude Willem de lutter contre l’apartheid, la Justice française a considéré qu’en l’espèce, un boycott des produits de l’apartheid israélien revenait à une discrimination économique contre les producteurs de nationalité israélienne. De ce fait, elle l’a condamné à la fois comme un citoyen appelant à la discrimination sur une base nationale et comme un élu manquant à la neutralité de sa charge.
Franchissant un pas supplémentaire, la Cour européenne lui a reproché de faire justice lui-même en décidant d’un boycottage en lieu et place des autorités gouvernementales.

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2009/7/27

Palestine : A force de dire d’une façon et de faire le contraire on va tout prendre en pleine figure.

Tribune

Palestine : les mots ne suffisent pas pour stopper la colonisation

Par Hind Khoury | Déléguée Générale de Palestine en France

Mercredi, le gouvernement français a publié un nouvel appel a l'arrêt immédiat de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés en 1967. Cette déclaration correspond à une réalité indéniable, et je voudrais profiter de l'occasion pour avancer une solution positive sur cette question.

A maintes reprises, le président Nicolas Sarkozy a appelé au gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés palestiniens. A l'occasion de son discours prononçé devant la Knesset le 23 juin 2008, le président de la République française a ainsi déclaré qu'« il “ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. L'arrêt de la colonisation israélienne en territoire palestinien constitue un premier pas vers la paix.

Après près de 42 années de colonisation des territoires occupés, alors que la viabilité du futur Etat palestinien est aujourd'hui en péril, les condamnations officielles et les résolutions des Nations unies demeurent malheureusement sans effet. Avec près de 500 000 colons résidant aujourd'hui en Cisjordanie, dont 185 000 au sein et aux environs de Jérusalem Est, la situation est devenue insoutenable.

Il y a bien longtemps que les mots ne suffisent plus. Pour sauvegarder la perspective d'une solution de paix basée sur deux Etats, il serait important que la France comme l'Union Européenne se saisissent de ce problème crucial et relèvent le défi. L'urgence justifierait une action sur trois fronts.

Des entreprises françaises construisent le tramway de Jerusaleme-Est occupée

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Castro parle d’Obama sans se laisser séduire par le cinéma médiatique.

Elle n’est pas aisée, la tâche d’Obama

Fidel CASTRO

Quand j’ai visité la République populaire de Pologne à l’époque de Gierek, je me rappelle qu’on m’a emmené voir Auschwitz, le plus fameux des camps de concentration. J’ai pu constater les crimes horribles que les nazis avaient commis contre des juifs, enfants, femmes et vieux. C’étaient les idées du Mein Kampf d’Adolf Hitler mises en pratique là. Mais mises aussi en pratique auparavant quand les nazis ont envahi l’Union soviétique en quête d’espace vital. Les gouvernements de Londres et de Paris excitaient le chef nazi contre l’URSS depuis des années.

L’Armée soviétique a libéré Auschwitz et presque tous les camps de concentration nazis, a dénoncé les faits, a pris des photos et a fait des films qui ont fait le tour du monde.

Obama a prononcé un discours au camp de concentration de Buchenwald, en territoire allemand, à la libération duquel a participé un de ses grands-oncles qui vit encore et qui l’a accompagné durant la cérémonie,

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Je suis en parfait accord avec cet article concernant le discours d’ Obama sur le port du voile par les femmes musulmanes.

Il ne faut pas oublier qu’en france, dans les années 60 et jusqu’en 1975 environ et encore maintenant, il était inimaginable qu’une femme puisse entrer dans une église tête nue.

Je suis sur que chez les intégristes cathos, les femmes se couvrent encore à l’église malgré que, pour certains, ils haïssent profondément les musulmans.

Mieux encore, je pense que dans notre grande bourgeoisie qui “lutte” contre le port du voile, il y a des femmes qui se couvrent ou mettent un foulard, HERMES peut être mais foulard quand même, pour le culte.

Et que dire du port de la kipa dans la rue ou à l’école sur lequel c’est le silence le plus ABSOLU ?

JMG

Je fais ce que je veux avec mes cheveux , Obama, le port du hijab et la France

Par Collectif des Féministes Pour l’Égalité, 26 juillet

Introduction

Dans un discours intitulé « Un nouveau départ », prononcé à l’université du Caire (Égypte) le 4 juin 2009, le président des Etats-Unis Barack Obama a, à plusieurs reprises, fait mention de la tenue vestimentaire de certaines femmes musulmanes, en l’espèce : le hijab. Ces propos ont suscité de nombreuses réactions dans l’ensemble de la presse française, ainsi que dans les milieux féministes traditionnels, pour la plupart pour le moins hostiles [1]. Nous, Collectif des féministes pour l’égalité, souhaitons ajouter notre voix quelque peu dissonante à ce concert par trop harmonieux et faire ainsi entendre une voix féministe exprimant un refus clair de toute stigmatisation des femmes musulmanes et demandant le respect de leurs droits.

On peut certes émettre certaines réserves quant à la tonalité générale du discours de Barack Obama, qui tend à réduire les musulmanes et musulmans à leur seule dimension religieuse. De même, en choisissant de s’adresser aux « musulmans du monde entier » et à « l’islam », Barack Obama situe d’emblée son discours dans un cadre extrêmement large, au risque de privilégier une certaine orthodoxie – qui est globalement défavorable aux droits des femmes – oblitérant la pluralité des identités islamiques, et présentant l’islam, les musulmanes et les musulmans comme des réalités a-spatiales et intemporelles. Nous rappelons donc qu’il s’agit là d’un discours politique, et qu’il est par conséquent légitime qu’il soit appréhendé et critiqué comme tel [2].

Mais revenons sur les propos qui ont suscité la polémique en France. Au cours de son discours, Barack Obama mentionne par trois fois la tenue des femmes musulmanes :

« En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. (…) C’est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. »

« Il importe que les pays occidentaux évitent d’empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu’une musulmane devrait porter. »

« Je rejette l’opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d’une façon ou d’une autre moins égale » [3]

Les propos de Barack Obama sont parfaitement clairs : il n’est nullement question – comme la majorité des voix s’étant élevées contre lesdits propos le prétendent – de défendre voire de promouvoir le port du hijab. Il est uniquement question de défendre, y compris par le recours au droit positif lorsque cela se révèle nécessaire, le droit de le porter pour les femmes qui le souhaitent. Il n’appartient à personne – quels que soient son sexe et son orientation spirituelle – d’imposer aux femmes une quelconque tenue vestimentaire. De même qu’il n’appartient à personne de restreindre quelque droit fondamental que ce soit, sinon pour garantir la dignité de la personne, la liberté individuelle ou l’ordre public.

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2009/7/24

Quand certain(e)s feraient mieux de se taire pour ne pas dévoiler leur connerie.

vendredi 10 juillet 2009

Sous La Jupe, « Un Gros Cul » De « Femme Ordinaire »

          Dans Paris Match, le 28 mai 2009, Isabelle Adjani revient sur le (courageux) film de long métrage La Journée de la jupe, sorti en avril dernier, où elle joue Sonia Bergerac, prof de français dans une banlieue (évidemment) difficile, qui « pète les plombs face à des élèves qui la provoquent », et qui, armée d’un gun (évidemment) trouvé dans le sac d’un de ces bariolés sauvageons, « prend sa classe en otage » - et dont « nous apprenons au cours du film », comme l’a souligné un Finkie en pâmoison, qu’elle « est elle-même d’origine arabe, mais qu’elle n’a jamais voulu le dire pour capter la bienveillance de ses élèves » - car « nous sommes dans une école laïque ».

(De sorte que, chacun(e) l’aura saisi : le message du film, comme on se disait l’autre fois, est (aussi) que la bonne Arabe est une Arabe qui a le bon goût de taire qu’elle est arabe quand ça ne se voit pas sur sa gueule - et quand de surcroît elle a la chance extraordinaire de s’appeler Bergerac, qui est, convenons-en, un patronyme peu courant hors de nos frontières.)

C’est « dans le jet privé, affrété par Lancel, qui » les « ramène de Cannes à Paris », Ghislain Loustalot (de Paris Match [1]) et elle, qu’Isabelle Adjani, « aux anges », revient, comme je disais plus haut (ça serait quand même bien que tu suives un peu), sur sa prestation remarquée (par Finkie, mais pas que) dans La Journée de la jupe - et tu vas voir que ça mériterait, si le monde était mieux fait, qu’on lui confie (à tout le moins) la rédaction en chef des Cahiers du cinéma.

Dans Paris Match, le 28 mai 2009, Isabelle Adjani revient sur le (courageux) film de long métrage La Journée de la jupe, sorti en avril dernier, où elle joue Sonia Bergerac, prof de français dans une banlieue (évidemment) difficile, qui « pète les plombs face à des élèves qui la provoquent », et qui, armée d’un gun (évidemment) trouvé dans le sac d’un de ces bariolés sauvageons, « prend sa classe en otage » - et dont « nous apprenons au cours du film », comme l’a souligné un Finkie en pâmoison, qu’elle « est elle-même d’origine arabe, mais qu’elle n’a jamais voulu le dire pour capter la bienveillance de ses élèves » - car « nous sommes dans une école laïque ».

(De sorte que, chacun(e) l’aura saisi : le message du film, comme on se disait l’autre fois, est (aussi) que la bonne Arabe est une Arabe qui a le bon goût de taire qu’elle est arabe quand ça ne se voit pas sur sa gueule - et quand de surcroît elle a la chance extraordinaire de s’appeler Bergerac, qui est, convenons-en, un patronyme peu courant hors de nos frontières.)

C’est « dans le jet privé, affrété par Lancel, qui » les « ramène de Cannes à Paris », Ghislain Loustalot (de Paris Match [1]) et elle, qu’Isabelle Adjani, « aux anges », revient, comme je disais plus haut (ça serait quand même bien que tu suives un peu), sur sa prestation remarquée (par Finkie, mais pas que) dans La Journée de la jupe - et tu vas voir que ça mériterait, si le monde était mieux fait, qu’on lui confie (à tout le moins) la rédaction en chef des Cahiers du cinéma.

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jeudi 23 juillet 2009

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L’Intelligence Au Grand Gallo

par Sébastien Fontenelle

Si tu as ces temps-ci de quoi dépenser 3,50 euros par semaine, tu vas t’érudir velu, j’te l’annonce.

L’hebdomadaire Le Point, connu pour sa hauteur de vue(s), et considérant que « l’été est le temps d’une réflexion apaisée, plus profonde, sur nous-mêmes, notre société et les forces politiques qui l’animent », te « propose », en effet, pour cette modique somme, « une série d’entretiens avec des intellectuels sur l’État de la France et la vie politique deux ans après l’élection de Nicolas Sarkozy ».

Et alors, très sincèrement ?

Ça pétille d’un authentique raffinement, qui ravit l’esprit et le coeur.

La semaine dernière, c’est Finkie, le fameux, qui a ouvert ce bal estival de l’intelligence, en rappelant notamment que la burqa, c’est pas bien, et qu’une société multiculturelle, d’accord, why not, on n’est pas (non plus) des bêtes - mais dans une proportion idéale de un pour vingt millions (dix à onze Nègres sur un terrain de foot sont déjà presque plus qu’il n’en faut), et à condition, il va de soi, que les mahométans n’abolissent pas le camembert au lait cru, ou si je fais donner Ordralfabétix ?

Et cette semaine, joie : c’est Max Gallo qui offre au monde (comme tous les mois dans Le Point, même aux saisons les moins propices à une réflexion (plus) profonde) ses vives saillies sur la vie.

C’est (le fidèle) Saïd Mahrane (qui jamais ne déçoit) qui recueille son oraison, et qui, très hardiment, le pousse dans ses retranchements, par une série de questions qui resteront, je crois, dans l’opulente histoire de l’impertinence médiatique.

Celle-ci, par exemple : Maxou, « avez-vous constaté une métamorphose du président de la République, aujourd’hui amateur de littérature classique, plus serein dans l’exercice du pouvoir ? »

Brièvement déstabilisé par l’excessive brutalité de la formulation (du moins peut-on le supposer), Max Gallo s’ébroue, et, d’une langue chargée d’amour, fait cette roborative réponse : « Ayant toujours pensé qu’il était d’une vivacité intellectuelle remarquable, je ne suis pas surpris par les portraits de "l’homme nouveau" que l’on dresse. Je ne l’ai jamais pris pour un inculte. C’est quelqu’un d’une très grande curiosité, prisonnier de rien et n’ayant aucun préjugé » - sluuuuurp.

(Kozy n’a aucun préjugé : tu serais gentil(le) de noter ça dans ton calepin, tu t’en resserviras.)

Saïd, alors, piège (salement) l’académicien lécheur, par une question méchante :

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2009/7/23

Noam Chomsky : 2 billets

23 juillet 2009

Personne n’est à l’abri...

La menace d’un bon exemple

Noam CHOMSKY

Aucun pays n’est à l’abri d’une intervention des Etats-Unis, même le plus insignifiant. En fait, ce sont souvent les pays les plus faibles, les plus pauvres, qui provoquent la plus grande hystérie .

Prenez le cas du Laos dans les années 60, peut-être le pays le plus pauvre du monde. La plupart de ceux qui y vivaient ne savaient même pas qu’ils vivaient dans un pays appelé le Laos ; tout ce qu’ils savaient était qu’ils vivaient dans un village qui était situé non loin d’un autre petit village, etc. Mais dès qu’une révolution sociale très limitée a commencé à se développer là-bas, Washington a soumis le Laos à un « bombardement secret » meurtrier, détruisant de larges portions de zones habitées et qui, de leur propre aveu, n’avait rien à voir avec la guerre que les Etats-Unis menaient contre le Vietnam du Sud.

La population de la Grenade est de 100.000 et vous auriez du mal à touver cette île sur une carte. Mais lorsque la Grenade a connu une révolution sociale modérée, Washington est rapidement entré en action pour détruire la menace.

Depuis la Révolution bolchevique de 1917 jusqu’à la chute des gouvernements communistes en Europe de l’Est à la fin des années 80, chaque agression US était justifiée comme une défense contre la menace soviétique. Ainsi lorsque les Etats-Unis ont envahi la Grenade en 1983, le chef d’Etat Major a expliqué que, dans l’éventualité d’une attaque soviétique contre l’Europe occidentale, un régime hostile à la Grenade pouvait couper les approvisionnements de pétrole des Caraïbes à l’Europe de l’Ouest et que les Etats-Unis seraient dans l’impossibilité de porter secours à leurs malheureux alliés.

Cela peut paraître comique, mais de telles histoires peuvent mobiliser un soutien de l’opinion publique contre l’agression, le terrorisme et la subversion.

L’agression contre le Nicaragua était justifiée par le fait que si nous ne « les » arrêtions pas là-bas, « ils » traverseraient notre frontière à Harlington, Texas – à peine deux heures de route. (pour les publics plus éduqués, il y avait des arguments plus sophistiqués, mais tout aussi plausibles).

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Interview de Noam Chomsky par Liberté62

« Offrir l’asile aux terroristes n’est pas du tout une action secrète aux Etats-Unis »

Noam CHOMSKY

Professeur émérite de linguistique du Massachussets Institute of Technologie, créateur de la grammaire générative et transformationnelle, figure majeure de la gauche américaine , théoricien du pouvoir et des médias, intellectuel engagé ayant signé, notamment, la pétition en faveur de la libération des « 5 patriotes cubains » injustement incarcérés aux Etats-Unis, Noam Chomsky s’entretient avec liberté 62 au sujet de Cuba et de la politique étrangère nord-américaine.

Liberté 62 : Dans votre livre L’ivresse de la Force vous déclarez que « les Etats Unis sont le pays hors la loi par excellence, totalement affranchi du droit international ». Le blocus étasunien de Cuba qui dure depuis maintenant près de 50 ans, blocus dénoncé par de nombreuses résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU et que vous qualifiez de « stratégie d’étranglement de Cuba », semble illustrer ce fait de manière exemplaire. Comment les Etats-Unis, en l’occurrence, peuvent-ils simultanément violer le droit international et se présenter, en Amérique latine et à Cuba, comme le champion du droit et de la démocratie ?

Noam Chomsky : La guerre terroriste contre Cuba, qui a atteint son apogée sous Kennedy, a été incontestablement menée en violation du Droit International. Le but explicite de l’embargo a bien été de punir les Cubains : selon les mots même employés par Kennedy, il provoquerait « un inconfort croissant parmi les Cubains affamés » qui, alors, renverseraient le gouvernement. Ceci apparaît comme une violation claire des lois humanitaires internationales, et a été condamné en ces termes à plusieurs reprises par l’Organisation des Etats Américains – organisation par ailleurs d’ordinaire plutôt soumise à la cause américaine. Mais ce ne sont que de mineures illustrations du mépris qu’a Washington pour le Droit international – mépris largement partagé par d’autres grandes puissances, bien que peu d’entre-elles soient capables de violer le Droit international de manière aussi outrancière que la super puissance mondiale.

Comment Washington peut-il se présenter comme le champion de la justice et de la démocratie au regard de cette attitude persistante ? La réponse fondamentale à cette question a été fournie par Hans Morgenthau, un des fondateurs de l’école réaliste de la théorie des relations internationales. Il a souvent écrit sur « notre asservissement conformiste à l’égard de ceux au pouvoir » en faisant référence aux classes intellectuelles et parmi elles au grand nombre de ceux qui se regardent eux-même comme de courageux et d’indépendants esprits critiques.

Liberté 62 : Vous vous êtes engagés pour soutenir les « 5 de Miami », agents cubains accusés de conspiration contre la sécurité des États-Unis. Pouvez-vous expliquer le sens de votre démarche ?

Noam Chomsky : L’accusation n’a fait aucun effort sérieux pour montrer qu’ils avaient conspiré contre la sécurité américaine. Il a été plutôt concédé qu’ils cherchaient à déjouer les attaques terroristes basées sur le sol américain contre Cuba en infiltrant les organisations terroristes aux Etats-Unis. En fait, ils ont fourni énormément d’informations au FBI concernant ces organisations, leurs plans et leurs opérations. La réaction de Washington a été de laisser les mains libres aux les organisations terroristes, et d’arrêter et d’emprisonner ceux qui cherchaient à les dénoncer.

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2009/7/20

ca suffit : il est temps de boycotter israel Par Naomi Klein

Ca suffit : il est temps de boycotter Israël

Par Naomi Klein

Dans cette tribune, publiée le 7 janvier sur le site de l’hebdomadaire états-unienThe Nation, puis dans le quotidien britanniqueThe Guardian, l’activiste canadienne Naomi Klein prend parti en faveur d’un boycott d’Israël, boycott dont la nécessité a été rendue plus pressante par l’offensive militaire israelienne de décembre 2008 à Gaza. Nous publions à la suite de cet appel la réaction de Robert Pollin, co-directeur du Political Economy Research Institute de l’université de Massachusetts, ainsi que la réponse que lui a faite Naomi Klein.


Il est temps. Plus que temps. La meilleure stratégie pour mettre un terme à l’occupation tous les jours plus sanglante d’Israël est que cette occupation devienne la cible d’un mouvement mondial du même ordre que celui qui précipita la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud. En juillet 2005, une grande coalition de groupes palestiniens conçut un plan pour mener ce projet à terme. Elle appela tous « les gens de conscience, de toute la planète, à imposer un boycott massif à Israël et à mettre en oeuvre des initiatives de désinvestissement, comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid». Ainsi naissait la campagne « Boycott, désinvestissement et sanction » (BDS).
Chaque jour qu’Israël bombarde Gaza fait de nouveaux convertis à la cause de la campagne BDS, y compris parmi les Juifs israéliens. Au beau milieu de l’offensive, à peu près cinq cent Israéliens, dont une douzaine d’artistes et d’universitaires célèbres, envoyèrent une lettre aux ambassadeurs étrangers présents sur le sol israélien. Ils en appelaient à « l’adoption de sanctions et de mesures restrictives immédiates » et faisaient explicitement référence à la lutte anti-Apartheid : «Le boycott en Afrique du Sud fut efficace, et pourtant on continue à ménager Israël.[…]Ce soutien international doit cesser. »
Certains d’entre nous sont tout bonnement incapables d’entendre ces appels. Les raisons de cette surdité sont complexes, émotionnelles et tout à fait compréhensibles. Mais elles ne sont pas pour autant acceptables. Les                      <POUR LIRE LA SUITE>

2009/7/19

Le Saint OBAMA, coqueluche des bons français, se dévoile

samedi 18 juillet 2009

HONDURAS : Ils étaient au courant et ils ont donné un petit coup de main

 par Juan GELMAN, 16/7/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Sabían y ayudaron un poquito

La Maison Blanche savait depuis des mois qu’un coup d’État se préparait au Honduras, mais aujourd’hui les porte-parole du Département d'Etat feignent une innocence surprise. L'actuel ambassadeur des USA à Tegucigalpa, Hugo Llorens, le sait très bien: le 12 Septembre 2008 , il est arrivé dans le pays, et neuf jours plus tard, le général aujourd’hui putschiste Romeo Vásquez déclarait à la station de radio HRN qu’on était venu lui demander de « virer le gouvernement du président Manuel Zelaya Rosales » (www.proceso.hn, 21-9-08). Il ajoutait : « Nous sommes une institution sérieuse et respectueuse, nous respectons donc M. le Président comme notre Commandant en chef et nous lui obéissons comme l’ordonne la loi. » Igualito Tout comme Pinochet avant de se soulever contre Salvador Allende. Toute ressemblance avec la réalité est à imputer à cette dernière.

Le 2 juin de cette année, Hillary Clinton est allée au Honduras pour participer à une réunion de l'OEA. Elle s’est entretenue avec Zelaya et lui a dit son désaccord avec le référendum que le président envisageait de mener en même temps que la prochaine élection présidentielle. Des fonctionnaires US ont indiqué qu’ils "ne pensaient pas que ce référendum soit constitutionnel " (The New York Times, 30-6-09). Six jours avant le coup, le journal La Prensa du Honduras a indiqué que l'ambassadeur Llorens a rencontré des politiciens influents et des dirigeants militaires « pour trouver une solution à la crise provoquée par le référendum » (www.laprensahn.com, 22-6-09 ). La "solution" trouvée est connue.

2009/7/12

Iran et Honduras : de la préparation des esprits, et quelques articles.

Démocraties à géométrie variable et enjeux stratégiques
vendredi 10 juillet 2009 , par Soopa Seb

Deux régions du monde sous surveillance. Deux pays. Deux situations politiques tendues. Deux traitements médiatiques et diplomatiques on ne peut plus différents. Et pourtant, cela participe du même objectif : nous préparer à assister passivement à des événements tragiques.

Deux régions du monde sous surveillance. Deux pays. Deux situations politiques tendues. Deux traitements médiatiques et diplomatiques on ne peut plus différents. Et pourtant, cela participe du même objectif : nous préparer à assister passivement à des événements tragiques.

Iran : suite à des soupçons de fraude, le candidat vaincu conteste le résultat des élections et des manifestations pacifiques sont réprimées brutalement.

Honduras : suite à un coup d’état militaire, le président démocratiquement élu est chassé et des manifestations pacifiques sont réprimées brutalement.

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Une vie en ruines

jeudi 9 juillet 2009

Peter Beaumont - The Guardian

Au lendemain des trois semaines de la sanglante guerre israélienne contre le Hamas en janvier, Peter Beaumont a séjourné à Gaza pour rencontrer les Palestiniens ravagés par la mort de leurs familles et la destruction de leur voisinage.
Six mois plus tard, il les retrouve toujours dans l’attente de pouvoir reconstruire à la fois leurs maisons et leurs vies.

(JPG)Shifa Salman dans les ruines de sa maison familiale, détruite par l’incursion israélienne dans la Bande de Gaza en janvier 2009. Photographe : Antonio Olmos

 

La puissance de l’explosion qui a détruit la maison de Shifa Salman dans le nord de Gaza, district de Jabal al-Rayas, a plié étage sur étage comme une simple pâtisserie. Elle a poussé les piliers à travers le béton, reconfigurant la maison en dôme hérissé. L’aileron d’une des bombes israéliennes responsables se trouve toujours au sommet des ruines, inoffensif comme un vieux jouet d’enfant. Ces jours-ci, pigeons et moineaux nichent dans l’espace en forme de grotte creusé par la détonation à l’intérieur des ruines, où sont stockés des matelas et des sacs de farine, ces derniers estampillés aux initiales du Programme Alimentaire Mondial. Des jeunes coqs lustrés, agressifs, patrouillent sur le terrain et se précipitent vers les intrus.

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Je donne ci-dessous ma traduction de l’« Appel contre le retour des lois raciales en Europe » diffusé en Italie le 2 juillet dernier par une dizaine d’écrivains.
La version française qui a circulé sur certaines listes de diffusion est une traduction de la version anglaise, relativement éloignée du texte original. On voudra bien excuser - et éventuellement corriger - les maladresses de la présente version. Il m’a semblé utile, cependant, de diffuser ce texte, malgré aussi ses mièvreries démocratiques et citoyennistes, dans l’espoir qu’il peut contribuer à la prise de conscience que les problèmes de la terrorisation des immigrés en situation dite irrégulière et du mouvement social en général se posent désormais, à l’échelle européenne (au moins !).

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2009/7/11

Le projet des Nations “DEMOCRATIQUES” : Bourrer la gueule à l’ IRAN. Ensuite, a qui le tour ?

 

IRAN - VOLET 2 : LE "COUP D’ETAT REVOLUTIONNAIRE" NE MARCHE PAS? ISRAEL A UN "PLAN B" !
lundi 6 juillet 2009

Iran : Le "plan B" d’Israël

Par Marianne ENAULT

leJDD.fr

>> Selon les médias israéliens, l’Etat hébreu a demandé à ses alliés, Etats-Unis en tête, de passer au "plan B" dans le dossier du nucléaire iranien. Interrogé sur ABC, le vice-président américain, Joe Biden, a estimé qu’Israël pouvait "déterminer par lui-même ce qui est dans son intérêt". Barack Obama n’est pas vraiment de cet avis : il a une nouvelle fois rappelé son intention de négocier.

"Israël recherche un ’plan B’ dans le cas où les pourparlers Etats-Unis-Iran échoueraient".

Dans son édition de lundi, le quotidien israélien Haaretz rapporte les inquiétudes israéliennes, après la réélection contestée du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Selon le journal, Israël aurait donc demandé à ses partenaires - les Etats-Unis, bien sûr, mais aussi l’Allemagne, la France, la Russie et le Japon -, de préparer "un plan B" si l’offre de dialogue proposée par Washington à Téhéran venait à échouer. Celui-ci devrait, selon l’Etat hébreu, inclure des "sanctions paralysantes". Selon le Haaretz, après les récents événements en Iran, "les services secrets israéliens pensent que les chances que le dialogue commence sont proches de zéro". Reste à savoir si cela implique des frappes sur le territoire iranien. Selon le Sunday Times, l’Arabie saoudite aurait, dans cette hypothèse, donné son accord tacite au gouvernement israélien pour un survol de son territoire. Israël a démenti cette information.

Sur ce sujet, le vice-président américain Joe Biden a tenu des propos ambigus dimanche sur la chaîne ABC. "Israël peut déterminer par lui-même, c’est une nation souveraine, ce qui est dans son intérêt et ce qu’il décide de faire vis-à-vis de l’Iran et de quiconque", a-t-il ainsi déclaré. "Que nous soyons d’accord ou non. Ils ont le droit de le faire (...) Nous ne pouvons dicter à une autre nation souveraine ce qu’elle peut faire et ne pas faire, quand elle décide, si elle décide, qu’elle est menacée dans son existence", a-t-il encore ajouté.

Des propos interprétés à Téhéran comme un blanc-seing donné à l’armée israélienne pour bombarder les installations nucléaires iraniennes, que la communauté internationale soupçonne de visées militaires. "Les Etats-Unis et Israël savent tous deux la conséquence qu’aurait une décision erronée", a ainsi commenté le chef du comité parlementaire sur la sécurité nationale Aladdin Broujerdi, rapporte le Jerusalem Post. Et de promettre des actions "réelles et décisives" en cas d’attaque.

Obama croit toujours au dialogue

Officiellement toutefois, les Etats-Unis soutiennent toujours la voie diplomatique pour régler la question du nucléaire iranien. Dans un entretien accordé au New York Times et publié dimanche, Barack Obama fait part de sa détermination à mener à bien les négociations. "Nous avons offert à l’Iran une voie pour rejoindre la communauté internationale", rappelle-t-il, estimant qu’elle est toujours valable en dépit de la répression des manifestants qui contestent le résultat de l’élection présidentielle du 12 juin dernier. Et d’ajouter qu’il attend des progrès d’ici à la fin de l’année, faute de quoi il n’exclut pas "une gamme de mesures" à l’encontre de Téhéran.

Mais selon le quotidien Haaretz, les négociateurs américains auraient fait part à des officiels israéliens de leur scepticisme sur les chances de succès du dialogue.

Problème pour les Etats-Unis, ils peuvent difficilement adopter un ton plus ferme, du moins dans l’immédiat, au risque de voir leur offre de dialogue considérée par Téhéran comme n’ayant jamais été sérieuse.

Interrogé dans l’émission Fox News Sunday, le chef d’état-major interarmées américain, l’amiral Michael Mullen, a lui estimé qu’une attaque visant les installations nucléaires iraniennes pourrait s’avérer "extrêmement déstabilisante". "Il est impossible de prédire les conséquences", a-t-il ajouté, estimant toutefois que l’option militaire ne devait pas être écartée. Pour le moment, le gouvernement Ahmadinejad II est resté plutôt discret sur ses intentions.

http://www.lejdd.fr/cmc/international/200928/iran-le-plan-b-d-israel_226547.html

2009/7/10

LA STRATEGIE ANTI-SOCIALE d’ EDF, d’ AREVA et du GOUVERNEMENT

image En investissant l'équivalent du prix d'un EPR dans les renouvelables, la cogénération et les économies d'énergie, on peut produire 2 fois plus d'électricité et créer 7 fois d'emplois pérennes. C'est vers cette stratégie que devrait se tourner EDF.

France — Paris, le 9 juillet 2009 - La hausse des prix de l'électricité va permettre à EDF de boucher les trous d'une stratégie basée uniquement sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Pour Greenpeace, cette hausse est tout à fait inadmissible. Les français ne doivent pas payer le prix de la volonté d'EDF d'implanter des réacteurs EPR partout dans le monde. Cette stratégie 100% nucléaire est très coûteuse, dangereuse et complètement inutile.

« En période de crise sociale, énergétique et climatique, EDF ne trouve rien de plus malin à faire qu'imposer aux français le prix d'une stratégie hasardeuse et dangereuse, basée uniquement sur le développement du nucléaire ! s'indigne Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Contrairement à ce qu'il essaie de nous faire croire par ses campagnes de publicité incessantes et très chères, le groupe EDF ne parie que sur le développement du nucléaire, en France et à l'international. Cette stratégie irréfléchie est extrêmement coûteuse : elle est en train de ruiner l'ex-entreprise publique et de compromettre gravement toute possibilité de lutter efficacement contre les changements climatiques ! Il est temps pour M.Gadonneix de retrouver la raison et de changer fondamentalement de cap et de se tourner vers les renouvelables et les économies d'énergie ! »
20 milliards d'euros... en fumée ?
EDF a investi 15 milliards l'année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas, professeur de politique énergétique de l'école de commerce de l'Université de Greenwich et auteur d'un rapport pour Greenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n'aboutisse.

Le troisième pari d'EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s'il y en a, seront construits par la Chine elle-même.

 
                                                 <pour lire la suite>

L'étude de Steve Thomas pour Greenpeace :
Résumé
Etude complète

2009/7/1

Articles sur le statut des femmes (libérées) hors burqa

Les avantages de Lafâme libérée

Par Mademoiselle le 30/06/09
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Quand j'entends notre président clamer haut et fort que la burqa est un signe de soumission de Lafâme, j'applaudis des deux mains. Pourquoi ? Parce que d'une, je fais toujours confiance à un libérateur blanc de droite venu de Neuilly, et de deux, je pense qu'il est sain de prendre position entre l'axe du mal et celui du bien, ça aide à penser et à produire un discours libéré de tous fantasmes. Je crois donc que les histoires de burqa et de foulard aident à parler de Lafâme. Si si, voyons le cas de Marc et Muriel.

Je vous présente Marc, cadre dans une boîte qui fabrique de l'équipement pour piscine. Marc est âgé de quarante-cinq ans, et est papa de magnifiques gamins, prénommés Deuh et Virgulsisse. Marc est marié depuis 19 ans à Muriel, employée dans une collectivité locale.

C'est l'apéro. Marc et Muriel ont invité le beau-frère Bruno et la soeur Isabelle à manger des grillades. Debout avec Bruno devant le barbecue, Marc discute finance (il essaie d'impressionner Bruno qu'a pas le bac, en recrachant des trucs sur des produits financiers compliqués. Il revient en effet d'un rendez-vous avec son banquier. Il est à la Société Géniale.)

Pendant ce temps, Muriel et Isabelle discutent des enfants, qui coûtent cher mine de rien, surtout au niveau des soins dentaires. Virgulsisse a en effet les dents toutes tordues, elle tient de son père. Comme Virgulsisse ne pourra pas, comme papa, se faire pousser une moustache pour tout planquer, il faut bien tenter de redresser son ratelier. Tout en discutant, Muriel et Isabelle préparent les salades, parce qu'il faut manger cinq fruits et légumes par jour, lorsque Marc et Bruno les appellent pour leur demander ce qu'elles veulent boire à l'apéro.

Muriel et Isabelle se sont pomponnées pour l'occasion. Muriel porte une jupe et de très jolies sandales dorées. Isabelle quant à elle a misé sur le décolleté et les tons vifs. Ils s'installent tous devant un verre. C'est Marc qui fait le service. Il prend les choses en main quand on mange dehors. Il s'occupe des viandes et de l'alcool, parce que Muriel, deux verres et elle est pompette. En plus, elle ne sait pas bien s'occuper du feu.

La conversation s'engage très rapidement sur la burqa. Marc et Bruno sont consternés qu'on puisse faire porter ça à une femme, alors que c'est si beau une femme. D'ailleurs, au printemps, quand les jupes refleurissent,

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La burqa, l’ennui de F.Amara
Publié juin 23, 2009 Politique 24 Comments
Tags: burqa, Droite, Fadela Amara, Féminisme

F.Amara s’ennuie. Terriblement. Issue du casting d’ouverture, elle est devenue un fantôme dans le dispositif gouvernemental. Pour justifier sa charge, telle une Marianne au secours de la république, elle monte au front pour éradiquer ce fléau qui défigure la France éternelle : la burqa. À l’UMP, on ne se lasse pas des marronniers. À intervalle régulier, on ressort les thématiques bien “clivantes”, bien discriminantes. Drapée de vertus, la droite racle large, mais surtout profond, dans un cloaque de bas instincts. À l’étal, xénophobie, sexisme et république, pour le bonheur de tous.

Nude TorsoLe cortège d’une soixantaine de députés, dont une grande majorité issue du binôme UMP/nouveau centre, s’est lancé dans la croisade anti-burqa. En tête de gondole, l’ineffable sarkozyste F.Amara, supposée forte en gueule dont le parlé “cash”, forme accomplie de la nouvelle langue de bois, fait merveille dans les médias croupions hexagonaux. Plus à une vacuité près, elle se prononce pour l’interdiction dans les lieux publics du port de la burqa. Un accoutrement issu d’une interprétation maximaliste des préceptes du Coran. L’application vestimentaire du joug masculin et religieux sur les femmes. Le phénomène en France est très marginal. Personne ne peut assurer que le port du voile est une violence, ni en dénombrer les cas. Mais qu’importe, les symboles sont si tentants.

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